Le Temps des gitans

Le Temps des gitans est l’un des films les plus sombres d’Emir Kusturica. Alliant avec impétuosité toujours fantaisie, onirisme, exubérance sur fond de réalité historico-sociale, il y décrit la destinée de Perhan, orphelin élevé par sa grand-mère et issu de la communauté gitane.

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Edward aux mains d’argent

On entend bien souvent à propos de ce film qu’il s’agit d’un conte ; pour adulte précise-t-on ici, noir rajoute-t-on là. Edward, adolescent vêtu de noir, handicapé, moitié monstre, ne tient pourtant pas du prince charmant, loin s’en faut. Winona Ryder est peut-être princesse mais son royaume enchanté est pastel, usé, plus délavé que resplendissant. Pourtant.

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Les Conséquences de l’amour

Paolo Sorrentino signe avec Les Conséquences de l’amour (sorti en France en 2005) un film magnifique empreint de sensibilité en dépit de son aspect formel et froid, sur la vie d’un homme seul, figé, jusqu’à ce que..

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L’Ami de la famille

Le film de Paolo Sorrentino est étrangement déconcertant, d´une beauté presque froide, découpant les clichés de la vie douce et balnéaire d´une ville de bord de mer comme un médecin légiste ouvre un cadavre pour y observer la puanteur et la pourriture de l´humanité.

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12h08 à l’Est de Bucarest

En sortant de 12h08 à l’est de Bucarest , un spectateur disait que ce film n’était pas du cinéma. Ah ? me dis-je, étonné. Sur le chemin du retour cette question me trotta dans la tête, mais qu’est-ce que le cinéma ?

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Death Note

« C’est un film qui fait réfléchir à comment la vertu de la justice est facilement corrompue par la célébrité, par le pouvoir, par l’auto-indulgence », me dit une telle. « Sous l’apparence d’un film de divertissement pour jeunes, il s’agit d’un commentaire social sur les otakus du Japon », me dit une autre, lors d’une soirée mondaine. Et moi, d’après la bande-annonce trash d’un film pour ados qui s’intitule Death Note – en anglais comme en japonais (Desu nôto) – je n’y voyais qu’un énième Ring .

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The Host

Après nous avoir gratifié de Memories of Murder , le Coréen [Bong Joon-ho->315] frappe de nouveau très fort, bien que dans un style totalement différent, avec The Host et l’odyssée d’une famille un peu branque lancée sur les traces d’un monstre mutant issu des sombres eaux de la rivière Han – et, au-delà, de l’évier d’un laboratoire…

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Little Miss Sunshine

Les Hoover sont vraiment une drôle de famille. Jugez-en plutôt : un père adepte jusqu’au-boutiste du coaching pour arriver au succès, une mère moralisatrice bon teint, un oncle universitaire proustien homosexuel à tendance neurasthénique et déçu en amour, un grand-père pornocrate renvoyé d’une maison de retraite pour prise d’héroïne, un fils, nietzschéen convaincu, aspirant à devenir pilote d’avion et qui a fait vœu de silence, et enfin une fille de sept ans rêvant de devenir une reine de beauté.

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Le Mépris

Au détour des 90 pages de ce livre, l’auteur se penche sur l’envergure cachée derrière le postérieur le plus sensuel du cinéma français. Cet ouvrage invite à un voyage dans le temps, à une étude profonde et captivante d’une époque, d’un homme, d’un film.

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Shakti

Découvert en France à l’occasion de l’édition 2003 de l’Etrange festival, Shakti arrive trois ans après sur nos écrans. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, c’est à Zootrope Films, société de distribution créée entre autres par Gilles Boulenger, directeur du festival, qu’on doit la sortie de cette production indienne singulière dans son sujet, et pour le moins atypique dans l’approche choisie. Shakti constitue une occasion unique de montrer la diversité des thématiques abordées par un cinéma multiple et bigarré qu’on a trop tendance à présenter de manière caricaturale en l’enfermant dans ses codes narratifs et esthétiques.

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