Master Class Cédric Klapisch


Lundi 15 juin au MK2 Bibliothèque, Cédric Klaspich a donné une masterclass, avant que les gagnants du concours SundanceChannel du meilleur court-métrage ne reçoivent leur prix. Bienveillance et constante quête de renouveau : deux expressions qui ont marqué l’échange avec le réalisateur de l’Auberge espagnole.
 
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Arnaud Khayadjanian, vainqueur du concours avec Bad Girl serrant la main de Cédric Klapisch.

 

« Je ne suis pas Cannable : je me suis fait une raison même si ça me ferait très plaisir ! », lâche avec le sourire le décontracté Cédric Klapisch, assis face à Thomas Destouches, responsable éditorial d’Allociné qui anime la masterclass. Aucun cynisme ni aucune nostalgie dans la bouche du réalisateur au crâne rasé. Il s’est dit particulièrement touché par le discours bienvaillant de Pierre Niney lors des derniers Césars. « La rage mal placée engendre de la violence, la rage bien placée engendre du collectif, assène-t-il. Il n’y a qu’à voir le meilleur film de Mathieu Kassovitz, La Haine, pour s’en convaincre ».
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Le journaliste/admirateur/animateur d’une master class, face à Cédric Klapisch.

De la bienveillance, il en a particulièrement pour ses acteurs fétiches. Sept films avec Romain Duris par exemple… « Ca marche entre nous parce qu’on se connaît bien, mais ça peut très bien marcher également avec de nouveaux acteurs qui amènent une certaine fraîcheur dans mes films », explique Cédric Klapisch. Il révèle alors que son prochain long métrage aura pour thématique le vin, avec en personnage principal Pio Marmaï.
 
Un nouveau film qui va bousculer sa hiérarchie ? Car Cédric Klapisch a un œil sévère sur sa propre œuvre : « pour moi, mon meilleur film était Le Péril jeune… Ca fait un peu peur quand on se rend compte que ce n’était pourtant que mon deuxième ! ». Si, selon le réalisateur, tous ses films sont « un développement de Riens du tout », son premier long-métrage dans lequel on peut voir un Fabrice Lucchini sobre – oui oui, vous avez bien lu – « l’expérience enlève l’angoisse ». Il est bien loin aujourd’hui le tournage de son court-métrage Ce qui me meut, durant lequel il attendait impatiemment qu’il se termine. Loin aussi son passage du court au long, qui n’a pas été facile : « passer de 1 à 30 acteurs, ça change sa vision », se rappelle-il en conseillant aux jeunes de surtout persévérer.
Le quinquagénaire qui n’aime pas rester sur ses acquis n’exclut pas une suite à sa célèbre trilogie (Auberge espagnole – Poupées russes – Casse-tête chinois) : « Je ne crois pas mais je ne dis pas non »… Pour l’heure, c’est le montage d’une série qu’il est en train de finir. « C’est ma solution pour ne pas m’endormir : me forcer à ne pas faire tout le temps la même chose ».
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