Archive for category: Critiques

Ceuta, douce prison

Le film suit tour à tour plusieurs migrants en transit dans la ville espagnole de Ceuta, enclavée au nord du Maroc. Leurs trajectoires se croisent, guidées par un rêve commun : l’Europe. Ils se retrouvent aux portes du vieux continent, dans un centre d’accueil pour migrants, attendant de savoir s’ils vont être renvoyés chez eux ou s’ils vont pouvoir obtenir le précieux “laissez-passer??? qui leur ouvrira les portes d’une Europe fantasmée.

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Top de l’année 2013

Pour la 1ère fois nous nous livrons à l’exercice du top de l’année…

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L’amour est un crime parfait

Direction la Suisse et ses paysages enneigés pour L’amour est un crime parfait, le dernier film des frères Larrieu pas si parfait que ça…
Jeudi 9 janvier, 20h30, MK2 Bibliothèque dans le 13e arrondissement de Paris. Une avant-première doublement promettante, à la fois sur le fond avec la présentation au public de L’Amour est un crime parfait, nouveau film des frères Larrieu (Peindre ou faire l’amour) qui a fait le tour de nombreux festivals. Mais également intéressante sur la forme car la projection est suivie d’un « débat participatif » entre les réalisateurs, les trois comédiens principaux présents (Mathieu Amalric, Maïween, Karin Viard) et le public, à la fois celui de la salle parisienne et celui des 19 autres salles en France où la séance est retransmise en direct. Une initiative pleine de promesses… mais globalement ratée.

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La désolation de Smaug

On l’avait écrit (voir la critique de Pierre Fonsagrive pour Le Hobbit), Peter Jackson rencontre quelques difficultés pour adapter les aventures du Hobbit, ouvrage que J.R.R. Tolkien avait rédigé de manière intermittente pour amuser les enfants de sa famille. Fort de son succès avec la trilogie du Seigneur des Anneaux, le réalisateur néo-zélandais nous livre un nouveau film truffé de combats épiques, de courses poursuites plus ou moins réussies, et creuse un peu plus l’inscription du cycle dans l’univers du Seigneur des Anneaux. Sans être véritablement destiné aux enfants, La désolation de Smaug, s’attache néanmoins à décrire avec plus de détails la Terre du Milieu que le premier opus, ce qui plaira aux lecteurs de l’œuvre originelle.

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Les sorcières de Zugarramurdi

Alex de la Iglesia s’est constitué en 20 ans une place à part dans le cinéma espagnol. D’abord avec Action Mutante (1992) et Le Jour de la Bête (1994) on a pu croire qu’il allait incarner la nouvelle vague du fantastique ibérique, déjantée et tonitruante. Puis, il a peu à peu délaissé le genre pour laisser à d’autres la charge d’en assurer le renouveau et se consacrer, de son côté, à l’illustration de faits divers ou sociétaux dont il fait ressortir le grotesque, l’excès, l’énormité. Affres du voisinage, de la cupidité, folie des médias, etc…

Avec Les Sorcières de Zugarramurdi , il renoue avec le fantastique de ces débuts tout en conservant cet ancrage dans le réel qui a fait sa marque ces dernières années.

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Film analysis in English, Lionel Hurtrez

Film Analysis in English, que les éditions Ophrys viennent récemment de me faire parvenir, s’adresse avant tout aux enseignants en anglais et aux étudiants qui préparent les concours de recrutement (capes et agrégation) mais cet ouvrage se fera également une place dans les bibliothèques des cinéphiles.

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Lovelace

« Gorge profonde », un titre mythique pour un film devenu dans les années 70 le plus populaire de l’histoire du X. Pourtant, celle qui fit sa renommée ne marqua pas autant les esprits et le nom de Linda Lovelace (Amanda Seyfried) sombra dans l’oubli aussi vite que sa rencontre avec le succès. Car si la bande-son du biopic est aussi funky et groovy qu’un John Travolta en boîte de nuit, la vie de Linda elle le fut beaucoup moins. Et derrière les paillettes, se cachent parfois de bien douloureuses blessures. Alors à tous ceux qui s’attendent à des parties de jambes en l’air ou voudraient se rincer l’œil, passez votre chemin car « Lovelace » n’a rien d’un film érotiquement divertissant. Loin de s’attarder sur ce qui est montré à l’écran, le biopic de Rob Epstein et Jeffrey Friedman révèle avec brio l’envers moins excitant du plus populaire des films pornos.

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Le Loup de Wall Street

2 mots de l’histoire pour ceux qui ne la connaîtraient pas : Jordan Belfort crée à la fin des années 80 une société de courtage, Stratton Oakmont, par le biais de laquelle il va escroquer nombre de petits boursicoteurs. Le principe est simple : il pousse à investir dans des sociétés, parfois réelles, parfois fictives, dont il gonfle artificiellement le cours des valeurs à la fois en mentant sur leur situation financière, à la fois en y investissant lui-même beaucoup d’argent et, au moment opportun – lorsque l’action est suffisamment haute – il retire toutes ses parts générant ainsi d’importants profits et laissant à ses clients de lourdes dettes. Il sera condamné pour fraude et blanchiment d’argent.

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La rosée des cieux, Atsunori KAWAMURA

Le festival Kinotayo se poursuit hors région parisienne dans les salles partenaires (à Metz, Strasbourg, Cannes, Le Cannet et Saint-Malo) L’occasion de découvrir ou revoir certains des films de cette huitième édition. Quant au palmarès, annoncé lors de la cérémonie de clôture, le voici: A Story of Yonosuke de Shuichi Okita (Soleil d’Or du public), Black Dawn de Kentaro Horikirizono (Prix de la Presse) et The Drudgery Train de Nobuhiro Yamashita (Prix Canon de la Meilleure Photographie) Kinotayo propose chaque année un panorama du cinéma japonais contemporain dans toute sa diversité; du drame trash, Bozo, au thriller-film d’espionnage Black Dawn en passant par des documentaires, Japan Lies (qui retraçait la carrière de Kikujiro Fukushima, photojournaliste âgé de 90 ans encore en exercice) ou La Rosée des Cieux, sublime portrait de Yoshiko Tatsumi, cuisinière de 88 ans.

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El limpiador d’Adrian Saba

Lima, Pérou. Une épidémie mystérieuse décime les adultes, surtout les hommes. Eusebio est El limpiador; il est chargé de nettoyer derrière les dépouilles des victimes. Il traîne sa tenue anti-contamination blanche dans les quartiers de la capitale péruvienne et exécute, impassible, les ordres qu’il reçoit sur son portable. Un enfant grippe la mécanique bien huilée. Un récit minimaliste, froid et dérangeant.

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