Author Archive for: Pierre

Steak (r)évolution

Le postulat de Frank Ribière est simple : où se déguste le meilleur steak du monde ? Cette question, pour élémentaire qu’elle paraisse, précède en réalité un choc métaphysique profond. Car se la poser revient à admettre que ce n’est peut-être pas en France qu’on le trouvera. Remise en question presque intenable pour un fils d’éleveur de charolaises. Le biftek comme l’a écrit Roland Barthes est un bien national ; s’en retirer le prestige, c’est comme reconnaître qu’on ne sait pas boire du vin.
Très vite pourtant, dans un restaurant new yorkais, Ribière déguste un steak l’air abattu, bien obligé de reconnaître qu’il est plus savoureux que tout ce qu’il a pu goûter par chez lui. Plaisir gustatif et tristesse de l’âme se mêlent.

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The Go Go Boys

The Go Go Boys raconte l’épopée de 2 producteurs israéliens, Menahem Golan et Yoram Globus, connus pour s’être lancés dans la production en chaîne de films d’actions low budget dans les années 80 via le studio Cannon.

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Gone Girl

Gone Girl est adapté d’un roman à succès de Gillian Flynn – sorti en France sous le tire Les Apparences . La romancière est elle-même auteure du scénario du film.

C’est une histoire de disparition ; oui ; mais surtout une histoire de faux-semblants, « d’apparences » donc, comme l’indique le titre français du livre.

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Saint Laurent

Pour sa biographie d’Yves St Laurent, Bertrand Bonello évite le schéma du parcours. C’est tant mieux, la linéarité de ce procédé est vite ennuyeuse. On découvre le couturier 1967 déjà internationalement reconnu pour son travail.

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Massacre à la Tronçonneuse

Soirée événementielle au Rex pour célébrer le 40e anniversaire de Massacre à la Tronçonneuse .

Tobe Hooper, venu sur scène au son des Ramones, a été reçu sous les applaudissements. 40 ans que le 1er film est sorti. Il y aura 6 autres films et quantité de produits dérivés. Légende immaculée, des sacs à vomi étaient donnés à l’entrée du cinéma.

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Macbeth

Macbeth est la 1ère adaptation de Shakespeare qu’Orson Welles portera à l’écran. Suivront Othello ( 1952 ) et Falstaff ( 1965).

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Le foliomatic : Jim Aux Yeux Verts

Le foliomatic c’est un projet de Justine Bo, jeune créatrice au parcours iconoclaste. Un texte en 7 chapitres accompagné de vidéos, complémentaires de la lecture et pas simplement illustratives, le tout passé à la machine, et qui sera diffusé sur internet courant du mois prochain.
Avec Camille Thebault, cadreuse du foliomatic – et collaboratrice de Cinémapolis – elle revient sur le projet.

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Eloge du happy end

That’s all, folks ! concluaient gaiement les vieux cartoons de la Warner Bros. C’est une apostrophe lancée directement au spectateur qui dit que non seulement le programme est terminé mais qu’il n’était rien de plus qu’un honorable divertissement. C’est le lever de rideau. Passez une bonne soirée.

On rappelle que ce qu’on vient de voir était du spectacle et qu’il ne faut pas le prendre pour autre chose. Les comédiens saluent le public. Dans la comédie musicale, bons et gentils, se tiennent soudain la main pour chanter tous ensemble une dernière fois. Le décor tombe, on garde les costumes mais, justement pour montrer ce qu’ils sont, des costumes .

Le Grand Final c’est un moment de bonheur partagé, de célébration, non pas uniquement des victorieux entre eux, mais de tout le monde, bons et méchants, et du public avec. On dénude le spectacle de ses artifices et on rappelle que tout était « pour de faux ». C’est une tradition du musical , mais on retrouve ce modèle dans bien des métrages.

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Cutter’s Way

C’est l’histoire de 2 amis, Cutter et Bone ( très buddy movie les noms ) un peu brisés. L’un est un vétéran du vietnâm, où il a laissé sa tête et une partie de son corps, l’autre, un lâche qui ne s’engage dans rien – à commencer par la guerre – évite les ennuis, se réconforte à la bouteille. Ils font un ménage à 3 avec une fille, paumée elle aussi. Bone – campé par Jeff Bridges – par un hasard un soir, voit un type se délester d’un cadavre dans une benne à ordure. Il le voit, je disais, il l’entraperçoit plutôt, retient principalement une silhouette et des lunettes de soleil. Il se persuade, sur la seule base des lunettes et de l’intuition, que JJ Cord, un industriel puissant, est le coupable. Fidèle à sa nature, il se contenterait bien de maudire ce notable, riche et influent, et de s’en tenir là. Un bouc émissaire qui rende sa lâcheté un peu plus digeste, que demander de mieux ? Cutter, que l’échec idéologique de la guerre a laissé sur sa faim, irait bien, lui, châtier cette crapule. Il veut de la justice, de l’héroïsme, des faits d’armes. Les 2 amis tout à leur parano, décident de confondre Cord par la biais d’un chantage.

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Under the Skin

C’est difficile de présenter l’histoire de ce film sans en dire un peu trop. Il est adapté d’un roman de Michel Faber ; en jetant un bref coup d’oeil sur sa page wikipedia – ce qu’on décommande à ceux qui souhaitent vraiment découvrir le film – on se rend compte à quel point il en a réduit la trame à peau de chagrin. Glazer supprime tout le background qui présente les personnages, les situe, donne leur motivation. Il ne conserve que les gestes. Scarlet Johansson attire des hommes, les séduit, et les tue. De quelle manière et à quelle fin ? On ne sait pas exactement.

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