Les Trois Frères, le retour

19 ans après l’immense succès de leur film Les Trois Frères et 16 ans après Le pari, le trio se reforme pour Les Trois Frères, le retour. Toujours aussi losers et fauchés, les trois frères se retrouvent contraints d’éponger les dettes de leur mère. Une suite dans la lignée du premier volet : mêmes personnages, même humour, mêmes longueurs.

Le pitch officiel, c’est Pascal Légitimus qui l’a trouvé: “ la société a changé, pas eux ??? . Contacté pour répondre à nos questions, il ne manque pas d’optimisme pour l’accueil du film: “nous, on l’aime ce film, c’est notre petit bébé! Le public va retrouver ce qu’il voulait… avec un petit quelque chose en plus! ??? Car Les Trois Frères, le retour est un film à tiroirs : de nombreuses allusions au précédent et à leurs sketchs pimentent le film et raviront les inconditionnels du trio.

On reconnaît dès les premiers plans la patte des Inconnus, ce sens du détail visuel et, dans les dialogues, un mélange de finesse et de balourdise assumée. Pascal Légitimus explique la répartition des rôles : “il fallait un chef pour la mise en scène, c’est Didier qui s’y est collé. Bernard, lui, s’occupe du texte. Moi, je suis plutôt le troisième œil, celui qui intervient à la fin pour apporter un regard neuf ??? . Contrairement au déroulé du film puisque c’est Pascal qui apparaît le premier à l’écran, ouvrant sa porte au public.

Toujours aussi losers et fauchés, les trois frères se retrouvent contraints d’éponger les dettes de leur mère. Pascal, le plus verni, est entretenu par une vieille maîtresse richissime. Didier, qui peine à refourguer des sex-toys par correspondance, attend désespérément que sa belle-mère décède. Quant à Bernard, comique raté, il rame dans un one-man-show au Théâtre des 3 Mulets. Pour échapper aux créanciers de feue leur mère, ils vont s’empêtrer dans des situations rocambolesques et pathétiques, épicées de multiples rebondissements que le public prend plaisir à suivre. Même s’il n’y a aucune surprise dans ce film, si ce n’est la dernière minute qui laisse le film ouvert à une nouvelle suite…

« C’est un film très psychanalytique. Il y a une première lecture drôle, mais derrière cela se cache une seconde approche plus sociale » , explique Pascal Légitimus. Les Inconnus se sont toujours inspirés de la société pour faire rire. Le thème majeur de cette suite, c’est la crise. Ce qui sauve la société, ça ne peut être que l’amour, l’amitié, la famille. Car c’est encore dans la critique du système bancaire et financier qu’ils sont les meilleurs avec des scènes bien ficelées chez le notaire – la «Shark compagnie» – ou à la banque. Le reste du film peine à tenir sur la longueur, éternel problème pour les comiques de quitter la logique du sketch pour celle d’un film. Le début est long – très long – bien que nécessaire pour poser les personnages.

Ces personnages, c’est nous, c’est notre folie, on les connaît. C’est pour ça qu’à partir du moment où l’on a décidé de faire un film, on a choisi la suite des Trois Frères. L es personnages nous avaient manqués et, d’après ce qu’on a pu avoir comme commentaires, ils avaient manqué au public aussi ??? , déclare Pascal Légitimus. Et après? “ On est monotâche, on n’a rien prévu pour l’instant pour la suite. Ce qui nous motive, c’est la joie, l’envie, le sujet, les idées. Si tout cela est de nouveau réuni, peut-être que le trio proposera autre chose…???

written by

The author didn‘t add any Information to his profile yet.

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

/**