William B.Davis et Gimli… à la Paris Comics Expo: aujourd’hui et demain !

Si vous êtes fan de SF, de fantasy ou d’autres imaginaires, rendez-vous à la Paris Comics Expo qui se termine demain à l’Espace Champerret, à Paris, dans le 17e arrondissement. L’occasion de faire le plein de BD, de merchandising tiré des films et séries de votre adolescence mais surtout de rencontrer des dessinateurs talentueux et de discuter avec les acteurs qui incarnent vos personnages préférés. Cette année, il y avait une queue immense de fans venus se faire dédicacer une photo par John Rhys Davies, qu’on a pu voir dans le rôle du Professor Arturo dans Slider (mais si la série où un scientifique « glisse » d’univers parallèle en univers parallèle) avant de le retrouver dans le Seigneur des Anneaux, grimé en Gimli, sous la houlette du réalisateur Peter Jackson… Rhys Davies était aussi accompagné de légendes de la SF et de l’horreur: David Prowse, le corps de Dark Vador dans Star Wars entre 1977 et 1983 (sa voix trop fluette fut remplacée par celle de James Earl Jones), Sid Haig (Jackie Brown, House of 1000 corpses du métalleux Rob Zombie) et William B. Davis, l’interprète du mystérieux homme à la cigarette dans la série culte des années 90, X-Files.

Je me suis toujours demandée ce qui arrivait aux acteurs qui, en dépit d’une longue et riche carrière cinématographique ou théâtrale, devenaient célèbres à travers un seul rôle, dans le fantastique ou la SF, à des années lumières de leur formation ou goûts personnels… La dernière édition du Paris Comics Expo a répondu à ma question: ils écrivent des livres où ils s’efforcent de souligner les différences intrinsèques entre leur personne privée et leur personnage médiatique public.

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Les fans de X-Files n’ont certainement pas oublié William B. Davis aka Cigarette Smoking Man , c’était le méchant le plus mystérieux et intriguant de la télévision dans les années 1990. L’acteur parlait peu, se contentait de tirer sur sa cigarette d’un geste que j’ai toujours trouvé super langoureux, et insufflait la peur à chacune de ses apparitions. Un méchant qui ne maniait aucune arme à feu, l’homme à la cigarette n’avait pas besoin de recourir à la violence pour faire trembler Mulder, Scully et leurs acolytes.

Cigarette Smoking Man était l’un des personnages les plus réussis de la série, bien meilleur qu’aucun Lone Gunmen , plus marquant que Gorge Profonde et peut-être plus charismatique que Skinner … Pourtant, on ne peut pas dire que le show qui a finalement rendu célèbre William B. Davis, lui ait laissé un bon souvenir… Quand on s’approche de lui, Davis arbore un sourire très doux, presque fatigué. Affable et courtois, il s’étonne qu’on veuille lui faire signer un autographe ou acheter son livre… When there’s smoke , l’ouvrage autobiographique de l’acteur tire son titre du show mais… ce n’est qu’à la page 228 d’un livre qui en compte 277 qu’X-Files est enfin évoqué…

William B. Davies balance pas mal dans son livre, sur Scully, une vraie prima-donna selon lui, sur Los Angeles et l’industrie cinématographique américaine qui traite ses acteurs et techniciens canadiens comme des « petites mains », sur les fans de quarante ans qui continuent à l’appeler Cigarette Man dans la rue…
« Je détestais me retrouver dans le trailer avec Gillian pour la séance de maquillage. Elle nous imposait d’écouter de la musique à un volume si élevé qu’aucune conversation était possible (…) Pendant neuf ans, Gillian ne m’a jamais demandé comment j’allais. » (page 242)

Les fans de la première heure savent déjà qu’il pratique le ski-nautique, qu’il avait arrêté de fumer lorsqu’il se vit offrir le rôle de l’homme à la cigarette et qu’il participe, depuis longtemps, à des conférences d’organisations sceptiques ou zététiques (qui s’efforcent de démystifier le paranormal et de promouvoir les approches et raisonnements scientifiques)… une personne privée à mille lieues donc de son personnage dans la série.

Mais que les fans de SF se rassurent, William B. Davies jouera le jeu de la convention et répondra à vos questions sur la série culte. Courrez aussi à la Paris Comics Expo pour rencontrer John Rhys Davies , écouter des conférences passionnantes et profiter du spectacle offert gratuitement par les cosplayers .

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Qui a dit que les geeks étaient superficiels ? Ils s’intéressent à des questions aussi métaphysiques que celle-ci: « Thor, Dieu nordique, alien ou super-héros ? » . Ils déconstruisent le genre en s’interrogeant sur l’évolution des super-héroines: de Miss Fury à Catwoman sans oublier Wonder Woman et Big Barda … et ils réfléchissent à ce qui se cache « Derrière le Masque des Super-héros » via l’excellent documentaire réalisé par Jean-Jacques Launier

Enfin, le salon est aussi l’occasion de faire le plein de cadeaux pour Noël et de dénicher des objets vintage: un taille-crayon R2D2 de 1977, des maquettes en veux-tu en voilà, des T-Shirts en exclusivité, des planches originales de BD…
La liste des dessinateurs et des exposants est disponible sur le site de la manifestation :
[http://www.pariscomicsexpo.fr/invites-paris-comics-expo/ ->http://www.pariscomicsexpo.fr/invites-paris-comics-expo/]

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On regrettera peut-être l’absence de toute référence à Doctor Who alors que France 4 consacre ce soir, en même temps que la BBC , une soirée spéciale au célèbre voyageur temporel qui fête ses 50 ans .

John Rhys Davies, Professor Arturo, Gimli… Copyright Nausica@cinemapolis.info

Sid Haig. Copyright Nausica@cinemapolis.info

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