Vanishing Waves

Dans le cadre de recherches dans le domaine de la neurologie, un homme accepte de se connecter à une femme dans le coma. Ils sont reliés l’un à l’autre par des capteurs-neurosensoriels. L’homme ne sait rien de la personne de laquelle il doit récupérer des informations : ni son identité, ni son sexe, rien. Son rôle est de récupérer des informations transmises par la pensée.

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On le voit, la réalisatrice lituanienne Kristina Buožytė tente l’approche ultra-scientifique. Les expériences qu’elle décrit dans son film sont pratiquées ici-et-là. Cependant, et c’est toujours le problème dans ce genre d’entreprise, dès l’instant où elle devance les résultats des recherches « réelles » et où elle présente une réussite complète de l’expérience – c’est-à-dire que l’homme et la femme vont parvenir à communiquer et à interagir relativement librement – le postulat scientifique perd un peu son intérêt ; un appareillage hi-tech ou finalement la vieille magie d’antan, ça devient kif-kif. La fascination de la découverte cède le pas à la fantaisie de la spéculation.

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De cette connexion virtuelle, onirique, comme on voudra, c’est une histoire d’amour assez simple qui se tisse. C’est qu’ils sont, l’un et l’autre, littéralement sur la même longueur d’onde. Ils n’ont rien besoin de se dire, ils sont tous deux dans la même pensée. Ceci conduit à ce que Lukas, le récepteur, tombe amoureux d’Aurora, l’émettrice. Avec ce sentiment d’exclusivité propre aux amants, il refuse alors de faire ses rapports sur l’expérience, cache l’extraordinaire succès de celle-ci. Il dit ne rien voir, ou presque, mais pressentir être sur une piste. Il devient double, bienheureux dans son monde fantasmatico-onirique et terne dans le monde réel.
A chaque nouvelle connexion avec Aurora, il apprend peu à peu à la connaître et finit par comprendre la cause de son coma.

Le film a un peu de mal à éviter les imagerie toute faite du monde du rêve – grandes étendues, etc… – et l’histoire entre les 2 personnages principaux s’égare un peu dans un érotisme étrange – avec une séquence qui rappelle curieusement le film Society ( Brian Yuzna, 1989 ) Dommage. Le film n’est cependant pas inintéressant.

Titre : Vanishing Waves

Réalisation : Kristina Buožytė

Interprétation : Marius Jampolskis, Jurga Jutaite

Date de sortie : 29/05/2013

Distribution : Helios Films

Crédit Photos : Helios Films

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