Je m’appelle Ki

Kinga dit « Ki », se sépare du père de son enfant. C’est un type mou, sans personnalité, violent si on lui met sa médiocrité en face du nez. La jeune mère s’installe chez une amie à elle, une artiste qui partage déjà son loyer avec un colocataire. Il va falloir qu’elle trouve un emploi, qu’elle s’occupe de son enfant, etc, etc…

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Périple de la mère célibataire. Pourquoi pas. Peu à peu Ki se brouille avec ses proches ; amis et amants confondus. On doit compatir, on le sent, lui trouver la vie difficile, mais voilà, notre Ki, plutôt que faire des pieds et des mains pour mener de front sa double vie quitte à parfois s’emmêler les pinceaux, quitte à honnêtement se galérer, s’avère franchement sans gêne, se complaît dans l’idée que tous ses malheurs sont la faute de son fiston – sympa pour lui – et, in fine , n’est pas bien attachante.

A la fin du film alors qu’elle est arrivée à faire fuir la copine qui avait accepté de l’héberger de son propre appartement puis carrément son colocataire, qu’elle se retrouve seule parce que la société, cruelle comme elle est, ne fait aucun cadeau aux mères célibataires, maudit une dernière fois sa situation de ce commentaire décisif «entre les couches, la vaisselle, les courses… » Disons donc que son fils à vue de nez a 3 ou 4 ans et ne porte plus de couches, quant à la vaisselle et les courses c’est à peu près le lot de tous, enfants ou pas enfants. Curieuse ligne de dialogue.

Ses efforts pour trouver une activité consiste à essayer de monter des projets proto-artistiques dans lequel elle met en scène l’oppression que son fils inflige à son désir d’émancipation et de liberté. Ainsi donc voit-on un dessin, par exemple, d’une femme avec une bombe à la place du ventre. Bref, à aucun instant c’est le fait d’être mère célibataire qui handicape ses efforts, c’est toujours sa personnalité ou son comportement qui lui compliquent la vie.

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Il y avait un sujet. Une histoire à créer qui aurait pu être touchante, refléter les difficultés auxquelles peuvent se confronter ces femmes. Sauf que là nous avons un film un peu facile qui manque de modernité, une sorte de spéculation maladroite sur les tourments d’une mère célibataire.

Parce que c’est le point de vue d’un homme ? Ca joue sûrement mais ça n’explique pas tout.

Titre : Ki

Réalisation : Leszek Dawid

Interprétation : Roma Gasiorowska, Adam Woronowicz

Date de sortie : 19/12/2012

Distribution : Aramis Films

Crédit Photos : Aramis Films

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One Response to "Je m’appelle Ki"

  1. Nausica says:

    il paraît même que les enfants de cet âge là bavent, se salissent en mangeant et réveillent leur maman le soir… Quelle horreur pour une artiste! on compatit…

    Répondre

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