New-York I love you

New-York I love you évite l’écueil d’une simple transposition de Paris, je t’aime à la sauce américaine. Le projet va plus loin, reprenant là où avait été laissé son premier volet français. Pas de séparation entre les court-métrages : les protagonistes se croisent sans se connaitre, comme on le fait dans une grande ville. Ils se parlent parfois, mais servent surtout à ce que l’œuvre des onze cinéastes ne fasse qu’une.

Le paradoxe américain

La véritable force de New-York I love you réside dans les scénarios, plus centrés sur les personnages. Ces derniers sont psychologiquement plus travaillés, et l’ensemble est homogène, dans sa présentation comme dans sa réalisation. Là où Paris amoindrissait souvent les puissances scéniques par sa présence, les réalisateurs de New-York I love you ne s’attachent pas autant aux lieux. « New-York est New-York », dit l’un des personnages. Mais New-York –à contrario de Paris- c’est surtout les New-Yorkais. Un melting-pot de cultures et de personnalités magnifiquement dépeint par la dizaine de réalisateurs. La grosse pomme est une fourmilière, dans laquelle isolement et mélancolie vont de pair. Les New-Yorkais donnent parfois l’impression d’incarner une forme de futur. Ils sont les habitants d’un monde cosmopolite, tous imprégnés d’un tronc à la fois commun et particulier : l’état d’esprit américain. Cette notion du « tout est possible », constamment confrontée à l’idée sous-jacente et paradoxale qu’ils ne seront jamais rien. Jusqu’à ce que pour tous, au détour d’une rue, d’une bousculade, une autre personne jaillisse de la masse qui les entoure. Les histoires relatent des relations humaines, dans lesquelles la poésie n’a d’égal que le romantisme : vrai, brut, qui opère d’un être à un autre sans considération d’espace, de temps ou de lieu.

Révélateur de romantisme

Dans ce deuxième volet, les personnages n’ont donc pas à partager la vedette. Ceci offre une plus grande simplicité de réalisation et de mise en scène, les dialogues s’en trouvant d’autant plus mis en valeur. De même que pour Paris je t’aime , le casting est léché. Les acteurs de la version parisienne servaient déjà très bien les œuvres – certains s’y sont révélés (Leïla Bekhti, Sheitan ) – mais New-York I love you jouit d’une pléiade de stars confirmées. Pêle-mêle : Hayden Christensen, Andy Garcia, Robin Wright-Penn, Ethan Hawke ou Orlando Bloom, incarnant des personnalités aussi surprenantes et réussies les unes que les autres. New-York I love you montre donc l’amour vrai. Celui qui peut être cru, timide, violent, ou même adultère, mais qui est éternellement romantique. Une vision humaniste à voir absolument.

Réalisation : Collectif
Scénario : Collectif
Musique : Collectif
Interprétation : Natalie Portman, Hayden Christensen, Orlando Bloom, Andy Garcia, Robin Wright-Penn, Ethan Hawke…
Pays : France – Etats-Unis
Genre : Film à sketches
Durée : 100 minutes
Date de sortie : 14 avril 2010
Année de production : 2009
Distribution : Metropolitan Films-Export, Vivendi Entertainment, Mapple Pictures Images © Metropolitan FilmExport

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