The Mist

Nous sommes dans le Maine, les habitants de la région venus se ravitailler en ville, après avoir essuyé les plâtres d’une tempête aussi soudaine que violente, se retrouvent coincés dans un supermarché, pris au piége d’une mystérieuse brume abritant une colonie de monstres. Avec cette histoire proche de celle de La Guerre des mondes , Darabont ne fait pas exactement dans l’original ; sa démarche ne l’est pas beaucoup plus, puisque tout le script se base sur la réaction d’un groupe d’individus ordinaires face à une situation qui les dépasse (extraordinaire). C’est le schéma classique de nombre de scénarios de films catastrophe. Sauf qu’ici, point de sensationnalisme (ou très peu), puisque le réalisateur réalise en lieu et place d’une catastrophe un vrai huis clos. L’occasion de sonder les peurs humaines, la manière de chacun de les affronter. C’est cette démarche qui fait la force de The Mist . Une démarche jamais pompeuse, traitée à travers le prisme de la série B et qui rend le film d’autant plus attachant.

Dés le départ, Darabont dresse le profil psychologique de ses personnages. Les réactions de chacun trahissent la peur d’un évènement que nul ne peut expliquer précisément et les premiers rapports de force naissent. L’apathie des uns s’oppose au volontarisme des autres. Les esprits cartésiens affrontent les esprits mystiques. C’est dans cette confrontation entre l’obscurantisme de Mme Carmody (Martia Gay Harden), qui invoque le Jugement dernier et le sacrifice humain, et la raison, que le film tire toute sa pertinence.

Au fil de l’histoire le propos se déplace et Darabont démontre que le vrai danger n’est pas dans la brume mais dans le supermarché. Dés lors, le groupe emmené par notre héros David Drayton (Thomas Jane) ne sera plus en sécurité dans ce microcosme qui les tient isolés des monstres. L’instinct de survie envers ses semblables les poussera aux griffes d’une menace surnaturelle. Fuir les siens pour s’exposer à un danger inconnu. Un danger dont on connaît l’hostilité (les meurtres perpétrés par les monstres à l’issue de braves expéditions tentées hors du magasin). En cela le film prend une tournure éminemment sombre et pessimiste qui, lors d’une séquence finale somptueuse (rythmée par les compositions et les voix de Dead Can Dance ), finira de nous emmener par le fond. Simple, sincère, efficace et cruel, The Mist nous emporte tout du long et nous bouscule pour de bon dans un final à nous arracher l’âme.

Réalisation : Frank Darabont
Scénario : Frank Darabont d’après l’oeuvre de Stephen King
Photographie : Ronn Schmidt
Musique : Mark Isham
Interprétation : Thomas Jane, Andre Braugher, Laurie Holden
Pays : Etats Unis
Genre : Fantastique
Date de sortie : 27 Février 2008
Durée : 2h
Année de production : 2007
Interdit aux moins de 12 ans
Distribution : TFM Distribution
Images © TFM Distribution

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