Palmarès des 20èmes rencontres des cinémas d’Amérique latine de Toulouse

Le jury, présidé cette année par Manuel Pérez Estremera, (ex-directeur de TVE en Espagne), était composé de Carmen Castillo, réalisatrice (Chili), Lina Chamie, réalisatrice (Brésil), Javier Martín, programmateur Forum des Images, correspondant Quinzaine des Réalisateurs (Paris) et Francisco Vargas, réalisateur (Mexique).
Ce jury a choisi de remettre le grand prix à une première oeuvre : Cochochi , réalisé par les mexicains Laura Amélia Guzmán et Israel Cárdenas. Un film qui raconte le parcours initiatique de deux frères, filmé dans les paysages saisissant du Mexique. Ce prix permet au film de recevoir une dotation de 6100 euros destiné à aider sa distribution en France (distribution et sous titrage). Pour le coup, Cochochi rafle également le prix Fipresci de la première œuvre.

Le traditionnel prix du public parrainé par le journal local « Intramuros » a récompensé le film argentin Agnus Dei, film trés personnel de Lucía Cedrón, qui narre une affaire d’enlèvement qui fera ressurgir les fantômes d’un passé tumultueux lié à la période trouble de la junte militaire argentine.

Pour le prix découverte de la critique française, le choix fut difficile puisqu’il a récompensé ex-aequo deux films mexicains. Le premier, Donde Estan sus historias ? de Nicolás Pereda, est une œuvre désenchantée qui traite des affres des sociétés modernes. La critique a salué l’inventivité du film.
Le second, Quemar las naves , de Francisco Franco Alba qui filme ici le délitement de la relation frère et sœur après la disparition de la mère. Une œuvre saluée ce coup-ci pour sa maîtrise.

Dans la section documentaires, le prix Signis revient à Romance do Vaqueiro Voador du brésilien Manfredo Caldas, hommage poétique aux ouvriers du Brasilia des années 50.
Le prix du jury dans cette section à été attribué à Un tigre de papel réalisé par le cinéaste colombien Luis Ospina, portrait improbable à mi chemin entre fiction et réalité d’un artiste anonyme, Pedro Manrique Figueroa, premier a avoir introduit l’art du collage en colombie.

Côté courts métrages, deux jurys ont récompensé deux films différents. Un jury en grande majorité issu de la presse a accordé le prix « Signis » du court métrage à une production franco-colombienne, Como todo el mundo de Franco Lolli, film sensible sur la relation mère/fils. Le second jury composé d’étudiants a choisi de récompenser Hoy no estoy , film argentin de Gustavo Taretto. Tout est dans le titre, puisque le film suit un jeune homme devenu invisible. A noter que ce même jury a accordé une mention spéciale à Como todo el mundo .

Enfin, les cheminots cinéphiles, traditionnels partenaires des rencontres, ont, cette année accordé le prix Rail d’Oc à El camino , de Ishtar Yasin Gutierrez, road-movie à la résonance humanitaire qui davantage que les routes, suit les chemins migratoires entre Costa-Rica et Nicaragua.

Un palmarès riche et varié à l’image de ces rencontres qui n’ont pas fini d’animer, le temps d’une quinzaine, les rues et salles de la ville rose. A l’année prochaine donc !

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